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Sala, où en est-on un an après ?

Le 21 janvier 2019, Emiliano Sala perdait la vie tandis que son avion pour le pays de Galles s’abîmait dans la Manche. Un an plus tard, l’enquête sur ce tragique accident n’a toujours pas livré ses conclusions. Et le FC Nantes demeure en conflit avec le club de Cardiff. Il était revenu sur Nantes, deux jours après s’être engagé officiellement en faveur de Cardiff City, afin de faire ses adieux à ses anciens coéquipiers et récupérer des affaires. Ce 21 janvier 2019, Emiliano Sala devait rallier le pays de Galles tard dans la soirée, à bord d’un avion de tourisme piloté par David Ibbotson. Les deux hommes ne sont jamais arrivés à destination, victimes d’un crash au large de l’île anglo-normande de Guernesey. Le 3 février, l’appareil est localisé par un véhicule sous-marin, à 67 mètres de profondeur. Quatre jours plus tard, l’Air Accidents Investigation Branch (AAIB) annonce qu’un corps a pu être extrait de la carcasse, celui d’Emiliano Sala.

Un an après, la douleur demeure vive au sein de la famille du footballeur argentin. Une famille qui attend toujours des réponses à ses questions. Horacio, le père de l’ancien Canari, s’est éteint trois mois seulement après la tragédie. Et pour Mercedes et ses deux enfants, Dario et Romina, le combat continue. « Que justice soit faite », soupire la mère d’Emiliano, sollicitée par L’Equipe dans son village argentin de Progreso. « Que l’enquête soit menée. Qu’on sache tout ce qu’il faut savoir. Qu’ils enquêtent bien. Qu’ils ne laissent personne échapper à l’enquête. » Telle est la requête d’une mère meurtrie.

« L’enquête se poursuit en Angleterre. Nos avocats travaillent et il manque encore beaucoup de détails pour pouvoir s’exprimer, souffle quant à lui Dario, le petit frère d’Emiliano, auprès du Parisien. On veut que rien ne soit laissé de côté: on veut connaître la vérité et savoir ce qu’il s’est passé. A partir de là, la justice pourra décider s’il y a des responsables. On souhaite également que ce genre de tragédies n’ait plus lieu à l’avenir: c’est arrivé à mon frère, mais cela peut arriver à un autre sportif ou n’importe quelle autre personne. Il y a eu des négligences et ce que je souhaite c’est qu’il n’y ait plus d’accidents sur ce genre de vols. »

Cardiff refuse toujours de payer Pour l’heure, l’agent qui a négocié le transfert du joueur entre Nantes et Cardiff, Willie McKay, a reconnu avoir organisé et payé le vol fatal au buteur de 28 ans. L’enquête menée de concert par la police britannique et l’AAIB devant déterminer s’il y a eu négligence de l’intéressé ou de son fils, Mark, mandaté quant à lui par le FCN. Et si la responsabilité des deux clubs concernés peut être engagée. Deux clubs qui continuent par ailleurs de mener bataille sur la question des indemnités de transfert: 17 millions d’euros environ.

En septembre dernier, la Fifa a donné raison aux Nantais, ordonnant aux dirigeants gallois de régler la note en trois échéances. Une première de 6 millions majorée de 300 000 euros de pénalités de retard à verser mi-novembre, une seconde du même montant programmée le 1er janvier 2020 et une troisième de 5 millions d’euros pour janvier 2021. A ce jour, les Canaris n’en ont toujours pas vu la couleur. Le club de Cardiff City s’est tourné vers le Tribunal arbitral du sport (TAS). Pour un verdict attendu sur le deuxième semestre de l’année 2020.
SOURCE: Sports.fr
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