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Mort du dernier géant d'Hollywood : Kirk Douglas a tiré sa révérence

Mort du dernier géant d'Hollywood : Kirk Douglas a tiré sa révérence

Acteur, réalisateur et producteur, père de Michael Douglas , c'est une légende du cinéma du XXe siècle qui disparaît à l'âge de 103 ans. Mais aussi une personnalité engagée au parcours en forme de rêve américain.

On avait fini par le croire immortel. Kirk Douglas avait survécu à un crash d'hélicoptère ; on l'avait cru terrassé par deux attaques cardiaques. Mais toujours, le géant s'était relevé et était reparti au combat. Il avait même réappris à parler pour rejouer encore et encore, même si sa chevelure blonde avait depuis longtemps viré au blanc. Le 9 décembre 2018 encore, on avait vu les photos de la famille Douglas posant tout sourire pour les 102 ans du patriarche. Un âge mythique à la hauteur de la légende du dernier des monstres sacrés de l'âge d'or d'Hollywood. Une légende construite au fil d'une filmographie à rallonge sur laquelle il a promené sa célèbre fossette durant plus d'un demi-siècle.

 

Le parcours de l'acteur, réalisateur et producteur américain, a tout du rêve américain. Unique garçon d'une fratrie de six sœurs, né le 9 décembre 1916, il s'appelle encore Issur Danielovitch quand ses parents, juifs russes, fuient les pogroms pour l'Amérique et l'État de New York. L'argent est aussi rare que la famille est grande. La misère, la quête de l'amour paternel et l'antisémitisme ambiant de la fin des années 1920 marqueront les premières années de sa vie. De quoi forger son caractère combattif, entre bagarres et petits boulots pour survivre.

Kirk Douglas, doyen d'Hollywood et légende de l'âge d'or du cinéma américain, mort mercredi, a joué dans une centaine de films dont les meilleurs, concentrés entre les années 1950 à 1960, sont devenus des classiques.

Le Champion en (1949)...C'est l'un de ses premiers rôles qui le fait décoller: celui d'un boxeur à l'ambition dévorante dont on suit l'ascension et la chute. Dans ce film de Mark Robson, l'acteur joue avec toute la fougue et l'opiniâtreté dont il fit preuve pendant le reste de sa carrière. Il remporte la première de ses trois nominations aux Oscars et un contrat avec la Warner. «Jusqu'à ce que je fasse Le Champion, je ne pensais pas être solide et puis après je suis devenu un gars coriace», affirma-t-il dans la revue The Hollywood reporter.

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