Shopping

Location des deux airbus : Que risquent Air Mauritius et le contribuable ?

Location des deux airbus : Que risquent Air Mauritius et le contribuable ?

Il semblerait que la compagnie d'aviation nationale ne cesse de cumuler les mauvaises décisions ces derniers temps. Et cela au détriment non seulement de la compagnie elle même mais aussi des actionnaires, des employés au bas de l'échelle et même des passagers. D'ailleurs les pertes affichées n’augure rien de bon pour l’avenir de MK, selon un ancien directeur. Ce deal avec South African Airways qui n'est pas une compagnie rentable suscite des doutes. Mais que risquent Air Mauritius et le contribuable lambda dans cette histoire?

Aux grands maux, les grands remèdes? Pas pour Air Mauritius, semble t-il. Malgré la situation financière désastreuse de MK qui affiche des pertes monumentales de plus d'1 milliard de roupies, le Indian Ocean airline of the year award winner semble ne pas avoir retenu les leçons de son passé terni par le hedging. Alors que le CEO d'Air Mauritius, Somas Appavoo, faisait l'éloge de l'acquisition de nouveaux airbus a350-900, la compagnie se retrouve à bientôt devoir louer ces mêmes avions à South African Airways. Alors même que ces Airbus ont été acquis par leasing d'une firme japonaise et coûtent environ 13 milliard de roupies l'unité. Les consultants et grands experts qui sont payés des sommes mirobolantes pour délivrer MK de l'engrenage n'avaient-ils pas prévu cela?

 Air Mauritius a même déjà commandé quatre autres airbus A350. Si vous ajoutez les intérêts aux pertes de MK,  la première question qui vient à l'esprit est :Comment vont-ils faire pour rembourser cette dette?

La décision qui suscite le plus d'inquiétude selon un ancien directeur c'est le deal MK-SAA. South African Airways affichait des pertes de, tenez vous bien, Rs 13.4 milliard de roupies pour l'année 2018. Et depuis 2012, la compagnie sud-africaine n'a fait qu'accumuler des pertes catastrophiques.

Le ministre des finances Sud-Africain, Tito Mboweni avait d'ailleurs lui même  lancé " the government should close it down". Est-ce donc de cette compagnie que Air Mauritius espère faire un deal rentable?

Que se passera t-il si SAA ne peut honorer cet accord? Rajesh Bhagwan avait d'ailleurs demandé au premier ministre si le gouvernement a garanti l'achat de ces Airbus. A quoi Pravind Jugnauth a rétorqué "we have only provided two letters of comfort" . Or, selon un Senior Counsel, ces letters of comfort engagent bel et bien l'Etat, en contraignant le gouvernement à honorer tout défaut de paiement parAir Mauritius.  En tout cas, même si c’est ce dernier qui doit payer, au final c’est le contribuable qui casquera.

 

CommentsAdd a comment

shopping

FacebookTwitterYoutube