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La décision de radier le gynécologue Boodhoo était amplement justifiée, selon le Medical Council

L’organisme chargé de réguler la profession médicale a émis un communiqué sur son site pour répondre à un article de presse évoquant des allégations de deux poids, deux mesures dans le cas de deux gynécologues dont les patientes sont décédées lors de l’accouchement.

L’article, publié dimanche, relayait ce qui était qualifié « d’exaspération » de la part de certains médecins concernant un traitement inégal dans le cas de deux gynécologues. Le premier, le Dr Yusuf Boodhoo, a été trouvé coupable de faute ayant entraîné la mort d’une patiente en 2005. Il entend faire appel au Privy Council ,mais a entretemps été radié comme médecin par le Medical Council. L’autre gynécologue, la doctoresse I. Thacoor, est accusée de négligence dans le décès d’une patiente et de son bébé. Mais elle n’a écopé que d’une interdiction de pratique.

Le Medical Council estime qu’une comparaison entre les deux affaires n’est pas appropriée. L’organisme souligne d’abord que la doctoresse Thacoor a été suspendue pour un an et non 6 mois comme indiqué dans l’article.

Il rappelle aussi que la décision de radier le Dr Boodhoo a été prise après un vote du conseil. Le communiqué précise aussi que le gynécologue a été condamné par la Cour intermédiaire à neuf mois de prison pour homicide involontaire et que la décision a été maintenue en appel par la Cour suprême, même si la sentence a été réduite à six mois.

Le Medical Council insiste qu’il ne s’agissait pas d’un simple cas de négligence médicale, mais de négligence criminelle d’autant, ajoute l’organisme, que c’est l’un des rares cas où un médecin a été poursuivi et condamné pour homicide involontaire par imprudence.

Enfin, le Medical Council souligne que la loi lui permet de prendre des sanctions disciplinaires contre le Dr Boodhoo en attendant que l’affaire ne soit prise devant le Conseil privé.

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