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Financement des partis politiques: Business Mauritius demande un plafond des contributions politiques venant des entreprises

Financement des partis politiques: Business Mauritius demande un plafond des contributions politiques venant des entreprises

C’est Cédric de Spéville, Chairman de Business Mauritius qui l’a annoncé ce matin à l’issue du Breakfast Meeting organisé avec les membres de la presse écrite et parlée. Il indique que les recommandations ont déjà été transmises au bureau du Premier ministre en janvier de cette année, mais ajoute n’avoir reçu aucune réponse jusqu’ici.

Cédric de Spéville, président de Business Mauritius, a tenu à informer les journalistes présents de la position de l’organisation patronale sur le financement des partis politiques par les entreprises privées. D’ailleurs, rappelle-t-il, Pravind Jugnauth avait lui-même demandé à tous les secteurs de lui adresser leurs idées sur le sujet. C’était lors de sa conférence de presse tenue fin 2018.

Cédric de Spéville n’a pas voulu livrer tout le contenu de sa lettre adressée au PMO, mais a énuméré les principaux points. Ainsi, Business Mauritius a demandé que tous les partis politiques soient dûment enregistrés. Il faut savoir que nos partis politiques ne sont pas enregistrés auprès du Registrar of Association, mais ne s’enregistrent que temporairement auprès de l’Electoral Supervisory Commission pour les besoins d’une élection.

Il est recommandé aussi que les dons en nature comme du bryani, oriflammes, etc soient aussi comptabilisés comme dons, tout comme l’argent remis. Cela sans doute pour qu’aucune faveur au parti n’échappe au contrôle de l’ESC et aussi aux actionnaires de la compagnie donatrice. Business Mauritius propose aussi un plafond des contributions venant de chaque donateur.

A une question de Top FM si cette condition et les autres visent à protéger les entreprises contre des exigences parfois démesurées venant de certains politiciens, Cédric de Spéville répondra que cette demande vise en fait à empêcher une entreprise d’avoir une trop grande influence sur nos élus.

L’organisation patronale demande aussi à ce que l’Electoral Supervisory Commission soit dotée des pouvoirs nécessaires pour s’assurer que la loi soit respectée, sinon l’opacité régnera toujours. Rappelons que le Breakfast Meeting était en fait axé sur les projets de l’organisation patronale et sur une étude sur le marché du travail commanditée par Business Mauritius.

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