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Atelier de travail : les questions pertinentes concernant l’industrie sucrière embarrassent l’EDB, un journaliste de Top Fm prié de s’en aller

Atelier de travail : les questions pertinentes concernant l’industrie sucrière embarrassent l’EDB, un journaliste de Top Fm prié de s’en aller

Y a-t-il une tentative pour faire disparaître l’industrie sucrière ? C’est en tout cas l’impression qui s’est dégagée lors de l’atelier de travail organisé par l’EDB ce matin. Déjà au début, il a eu des tentatives pour empêcher les journalistes de participer à cet atelier alors que l’Economic Development Board avait bel et bien convoqué la presse. Mais les questions posées par notre journaliste ne semblent pas avoir plu et aurait embarrassé l’EDB et certains représentants du gouvernement. Et il lui a été demandé de quitter la salle. Le thème de la rencontre réunissant de ha

uts officiels du gouvernement, des planteurs et des représentants de l’industrie sucrière concernait l’agro-industrie. Le pamphlet envoyé par l'EDB annonçait déjà la couleur. Bien que l’auteur du pamphlet semble conscient que notre climat tropical soit propice à l’agriculture, il parle d’emblée d’alternatives au sucre, de promoteurs et même d’achat de terrains agricoles par des étrangers.

Les alternatives agricoles au sucre incluent la vanille, le fameux macadamia et autres. Sen Narrainen, conseiller au ministère des Finances, a, lui aussi, dans sa brève allocution, demandé à penser à autre chose que le sucre. Et quand Kreepalloo Sunghoon, le représentant des planteurs, a posé des questions, il a vite fait de changer de version en disant que la rencontre est justement pour en discuter et aucune décision n’a encore été prise.

A une question de notre journaliste demandant à Sen Narrainen ce qu’on exportera si on ne fabrique plus de sucre, la réponse de Sen Narrainen a été évasive. Aucune réponse quand on lui demande quelle est la logique économique suivie quand on promet d’exporter du sucre vers la Chine et l’Inde alors qu’on en importe pour le marché local et aussi pour être réexporté. Le Financial Secretary, Dev Manraj, lui qui ne voulait pas parler aux journalistes, interviendra en déclarant que le gouvernement n’a encore rien décidé et ce que dit Sen Narrainen n’engage ni le ministère des Finances ni le gouvernement.

Quant aux autres cultures vivrières, on est encore au stade de réflexion. D’ailleurs, après les questions manifestement embarrassantes pour l'EDB et les représentants du gouvernement, notre journaliste a été invité à quitter la salle. Quand on réalise que l’EDB ne compte pas d’autres grandes réalisations que celles concernant le développement immobilier, on est en droit de se demander s’il est sincère dans les projets tardifs de diversification agricole et s’il ne compte pas continuer à faire libérer les terres agricoles pour les consacrer au développement foncier. Surtout quand on écoute les propositions de Charles Cartier, son directeur. Nous y reviendrons.

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