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Combattre le coronavirus par des plaquettes sanguines : des milliers d’Américains guéris font queue pour donner leur sang

La Food and Drug Administration des États-Unis a donné la semaine dernière la permission d’utiliser les plaquettes sanguines des patients guéris pour soigner les personnes gravement atteintes.

L’utilisation de ces plaquettes a flambé depuis dans différents États et l’hôpital du Mont Sinaï a développé une méthode pour détecter la quantité d’anticorps présente dans le sang des personnes guéries avant les prélèvements (voir la vidéo).

Par ailleurs des scientifiques d’un des centres d’épidémiologie les plus en pointe au monde, l’université américaine Johns Hopkins, viennent ont publié un article qui ouvre des perspectives inespérées dans ces temps moroses d’épidémie. Ils expliquent comment les anticorps viraux, contenus dans le sérum sanguin de patients guéris du coronavirus, pourraient ensuite être injectés à d’autres personnes, leur offrant ainsi une protection à court terme. Ce remède médical – appelé thérapie passive par anticorps – remonte à la fin du XIXe siècle et a été largement utilisé au cours du XXe siècle pour aider à endiguer les épidémies de rougeole, de poliomyélite, d’oreillons et de grippe. Il pourrait être un outil crucial et pratique aujourd’hui dans la lutte contre le COVID-19, d’autant que ces thérapies à base d’anticorps pourraient être mises à disposition en urgence.

Les anticorps sont des protéines que le système immunitaire fabrique pour désactiver des vecteurs pathogènes : bactérie, toxine ou virus. L’idée d’injecter ces anticorps présents dans le sang de personnes infectées, mais guéries à d’autres individus malades ou fragilisés, pour les aider à se protéger de la maladie, n’est pas nouvelle. Le tout premier prix Nobel de médecine fut attribué en 1901 à un médecin allemand, Emil von Behring, qui avait mis au point la « sérothérapie », un traitement consistant à utiliser le plasma de patients guéris. La technique fut largement utilisée au début du XXe siècle pour endiguer les épidémies de rougeole, de poliomyélite, d’oreillons et de grippe. L’arrivée des antibiotiques dans les années 1940 relégua cette technique aux oubliettes de l’histoire de la médecine.

Mais tout comme il nous a aidés auparavant, ce type de traitement pourrait revenir sur le devant de la scène et devenir un outil crucial et pratique aujourd’hui dans la lutte contre le COVID-19.

Pour que le traitement soit efficace, les patients atteints du coronavirus devront donner leur sang après leur rétablissement du COVID-19 et pendant leur convalescence. Pendant cette phase, le sérum sanguin contient de grandes quantités d’anticorps naturels produits pour combattre le coronavirus.

 

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