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Julianna Margu­lies révèle avoir été piégée et harce­lée sexuel­le­ment par Harvey Wein­stein et Steven Seagal

Julianna Margu­lies a raconté comment Harvey Wein­stein et Steven Seagal ont tenté d’abu­ser d’elle.

À ce rythme là c’est sur et certain : toutes les actrices de Holly­wood ont été confron­tées au harcè­le­ment sexuel au mini­mum une fois durant leur carrière !
Cette fois-ci c’est au tour de Julianna Margu­lies, la comé­dienne vue dans les séries Urgences et The Good Wife, de racon­ter comment Harvey Wein­stein et Steven Seagal, ont tenté d’abu­ser d’elle par le passé. Deux hommes dont les noms sont souvent mêlés à ce type d’his­toires, les femmes n’hé­si­tant plus aujourd’­hui à racon­ter ce qu’ils leur ont fait subir.

Au micro de la radio SiriusXM, la comé­dienne a révélé les deux occa­sions où elle s’est trou­vée sur le chemin, et dans le viseur, de ces harce­leurs en série, déci­dé­ment fidèles à leurs modes opéra­toires habi­tuels.« Je me rends compte qu’en fait j’ai tout planqué sous le tapis, en me disant « Oh tu sais, c’est Holly­wood ! » », a-t-elle confié en préam­bule de l’émis­sion, avant de détailler ses souve­nirs.

« Quand j’avais 23 ans, une direc­trice de casting m’a dit : « Steven Seagal veut voir cette scène avec toi. Tu dois aller dans sa chambre d’hô­tel à 22 heures. Et j’ai dit :  »Oh je vis à Brook­lyn, je ne fais pas ce genre de chose. Je n’ai pas d’agent pour le taxi et je ne prends pas le métro la nuit" », autant de tenta­tives pour éviter ce rendez-vous, contrées par la direc­trice de casting d’un simple « On te rembour­sera le taxi  ».

Julianne Margu­lies s’était donc fina­le­ment rendue à l’hô­tel de Steven Seagal : « Et me voilà. Moi. Une femme. […] J’étais à l’hô­tel vers 22h40, et [la direc­trice de casting] n’était pas là. Mais lui il était là. Seul. Et il s’est assuré que je voyais bien son pisto­let […] et… Je suis sortie de là indemne mais c’est une longue histoire. […] ».
Des confi­dences glaçantes, « horribles », et qui rappellent forte­ment d’autres, plus anciennes, portées contre Steven Seagal, mais Julianne Margu­lies ne s’est pas arrê­tée là. Elle a aussi raconté sa rencontre avec le produc­teur Harvey Wein­stein, qui avait tenté de la piéger de la même manière qu’il l’a fait avec tant d’autres femmes.

« J’ai ma propre histoire avec Harvey. Je ne sais pas comment j’ai réussi à sortir de cette chambre d’hô­tel. Ça commence toujours de la même manière, [Wein­stein dit] : « Je suis un guéris­seur, je vais te faire un massage »… Et je suis sortie de la chambre. Mais quand je suis arri­vée à Los Angeles, je me suis assu­rée qu’il y aurait tout le temps des gens avec moi, que je ne serai jamais seule avec lui, parce que j’avais immé­dia­te­ment vu – grâce à mon expé­rience passée avec Steven Seagal dans cette chambre, et qui fut horrible – j’ai refusé de rencon­trer Harvey Wein­stein dans sa chambre d’hô­tel. Mais une femme est venue est m’a dit : « Il veut abso­lu­ment te voir pour faire un essai ». Qui était cette femme ? Ce que je veux dire c’est que ce ne sont pas toujours les hommes qui sont mons­trueux. […] Et je me souviens, je jouais déjà dansUrgences, et j’avais déjà une carrière. »

Pour la convaincre de rencon­trer Wein­stein, cette femme lui avait mis la pres­sion, affir­mant que ce film allait être un truc énorme, du genre à « lui valoir un Oscar », que tout allait se jouer « entre elle et une autre actrice » et qu’elle pouvait dépo­ser Julianna à son hôtel. « Je lui ai dit que je n’irai pas là-haut seule. Parce que j’avais déjà vécu ça avec Steven Seagal. Mais comme j’avais déjà une carrière, j’ai eu de la chance. J’ai vu qu’elle commençait à avoir peur. Elle s’est mise à trans­pi­rer, elle m’a dit : « Ne sois pas idiote, je vais juste de dépo­ser, ça va aller ». Et je lui ai dit non et que j’al­lais rentrer chez moi  ».

Effrayée à cette idée, cette colla­bo­ra­trice s’était réso­lue à l’ac­com­pa­gner dans la chambre de Wein­stein, sachant perti­nem­ment ce qui y atten­dait Julianna Margu­lies.

« Elle est venue avec moi jusqu’à la chambre. Et comme Ashley Judd l’a raconté au New York Times, [cette femme] était très nerveuse. Elle a frappé à la porte, se tenant derrière moi et il a ouvert la porte, en peignoir. Et je pouvais voir qu’il y avait des bougies allu­mées dans la chambre et un dîner pour deux. Il l’a fixée du regard, comme un coup de poignard […]. Il a claqué la porte en disant « Super audi­tion » ».

Même si elle confie n’avoir jamais été « violée », ni « bles­sée », Julianna Margu­lies aura bel et bien été plusieurs fois piégée.

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