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Commission d’enquête sur la drogue : Le caïd Siddick Islam règle ses comptes avec avocats et policiers

Siddick Islam, plus connu sous le sobriquet de Ti Ner, a été entendu ce lundi par le président de la commission d’enquête sur la drogue, Paul Lam Shang Leen. Le trafiquant a profité de son passage au Commercial Court pour régler ses comptes avec les hommes de loi. Il a dénoncé certains hauts gradés de la Brigade anti-drogue qui seraient impliqués dans le trafic de stupéfiants, notamment le surintendant Sharir Azima et le chef inspecteur Ashik Jagai.

L’audition de Siddick Islam devant l’ex-juge était très attendue. De prime abord, le trafiquant clame son innocence pour le délit dont il était accusé et qui lui avait valu la condamnation en 2008. Selon lui, des hauts gradés de la Brigade anti-drogue seraient impliqués dans le trafic de drogue. Il a soufflé les noms de Sharir Azima et Ashik Jagai.

Siddick Islam a également balancé les noms des hommes de loi dont les services ont été retenus pour le défendre. Le nom qui est revenu le plus sur les lèvres de Ti Ner est celui d’Ashley Hurhangee. Ce dernier aurait manipulé deux témoins pour qu’ils l’incriminent dans ce délit de drogue qui remonte à 2005. Selon lui, cet avocat aurait été pour quelque chose.

Ils sont plusieurs avocats, dit-il, dont il a retenu les services pour le défendre. Ces derniers lui auraient réclamé des sommes mirobolantes pour le représenter. « Zot ine trouve moi couma ene machine à sous. Tout avocat mone guetté dans sa case-là ine fer malhonnête are moi. Eski éna avocat honnête dans Maurice ? » s’est interrogé Siddick Islam. Il allègue que « Roshi Bhadain ine pran Rs 300 000 are moi et ine alle ène sel allé. » 

Et de poursuivre en disant « zot même ki influence trafiquant pou zot gagne cash», a-t-il lancé à Paul Lam Shang Leen. Ce dernier lui répond alors « mo comprend ou amertume mais ou pas kapav servi sa plateforme-là pou régler ou compte avec ou banne avocats, c’est ou kine choisir zot ».

Interrogé sur son réseau et comment les téléphones portables et la drogue atterrissent dans les prisons, il a souhaité répondre à l’ex-juge à huis clos.

 

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