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Tuerie de Parkland: Face aux rescapés, Trump suggère d'armer les professeurs

Donald Trump a reçu des lycéens rescapés et des familles des victimes de la tuerie de Parkland, le 21 février 2018

Dans un salon de la Maison Blanche, Donald Trump a surtout écouté. Un à un, les adolescents rescapés de la tuerie de Parkland et des parents de victimes de plusieurs fusillades dans des écoles ont témoigné, mercredi, faisant part de leur colère et de leur douleur. Le président américain, lui, a promis de s’attaquer au problème, répétant qu’il était favorable à un renforcement des contrôles autour des ventes d’armes à feu. Et il a à nouveau suggéré d’armer les professeurs.

« Pourquoi est-ce si facile d’acheter une arme de guerre »

Des sanglots dans la voix, Sam Zeif, un élève de terminale du lycée Marjory Stoneman Douglas, a interpellé Donald Trump : « J’ai perdu mon meilleur ami. Je ne comprends pas pourquoi je peux toujours aller dans une boutique et acheter une arme de guerre, un AR-15. Pourquoi est-ce si facile ? Pourquoi n’a-t-on rien fait pour arrêter ça après Columbine et Sandy Hook ? »

L’adolescent a pris en exemple l’Australie, qui a restreint les ventes d’armes après une tuerie de masse dans une école en 1996. « Vous savez combien il y a eu de fusillades depuis en Australie ? Zéro. Nous devons faire quelque chose pour que ça ne se produise plus jamais. »

« 20 % des professeurs armés »

Le président américain a indiqué qu’il comptait renforcer les contrôles des antécédents des acheteurs d’armes, s’attaquer « au problème de la santé mentale » et se pencher « sur l’âge » minimum. Dans de nombreux Etats, il faut avoir 21 ans pour acheter un pistolet mais seulement 18 ans pour un fusil. C’est parce que dans les zones rurales, un fusil servait historiquement à la chasse, mais avec l’arrivée d’armes semi-automatiques comme un AR-15, la puissance de feu est désormais décuplée.

Mais la proposition la plus controversée porte sur les enseignants. Donald Trump a répété qu’il était favorable au port dissimulé pour les professeurs « qui savent manier une arme ». Le président américain estime que si 20 % des professeurs étaient armés, « ils pourraient stopper très rapidement une attaque qui dure en moyenne trois minutes alors qu’il faut entre 5 et 8 minutes » pour que la police arrive sur place. 

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