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Microprocesseurs: Trump bloque la fusion entre Broadcom et Qualcomm

Donald Trump a bloqué lundi la fusion entre les fabricants de microprocesseurs Broadcom et Qualcomm, estimant qu’elle portait atteinte à la sécurité nationale des Etats-Unis.

Le président américain a pris cette décision sur la base des recommandations du Comité américain sur les investissements étrangers (CFIUS) qui avait décidé début mars d’examiner cette fusion après avoir été saisi par Qualcomm qui s’opposait aux visées de son rival.

Une opération à 117 milliards de dollars

« L’acheteur (Broadcom) et Qualcomm doivent immédiatement et définitivement abandonner le rachat proposé », stipule le décret, qui évoque « des éléments crédibles » laissant penser que l’opération pourrait menacer la sécurité nationale.

Cela met fin à la bataille que se livraient les deux groupes depuis plusieurs mois dans le cadre d’une opération qui, à 117 milliards de dollars, aurait été la plus importante du secteur et l’une des plus grosses jamais réalisées.

Broadcom s’est dit dans un communiqué laconique « en profond désaccord avec l’idée que (l') acquisition proposée de Qualcomm soulève la moindre inquiétude en matière de sécurité nationale ». Le groupe a ajouté être « en train d’examiner le décret » présidentiel.

Broadcom voulait s'installer aux Etats-Unis

Broadcom, dont le siège est à Singapour, avait pourtant annoncé lundi avoir décidé de revenir s’installer aux Etats-Unis à compter du 3 avril pour tenter d’atténuer les inquiétudes des autorités. Le CFIUS, organisme réunissant plusieurs institutions, est chargé de décider si une fusion ou une acquisition menace les intérêts du pays en matière de sécurité.

Dans un communiqué au ton très neutre, Qualcomm a indiqué que l’assemblée générale de ses actionnaires, prévue jusque-là le 5 avril, était reprogrammée au 23 mars. Broadcom comptait profiter de cette assemblée pour prendre le contrôle du conseil d’administration de sa cible pour faire passer son projet.

Mais, comme le souligne le groupe américain, le décret présidentiel stipule que les candidats que comptait présenter Broadcom à des postes au c.a. sont « disqualifiés ». Donald Trump s’est déjà opposé l’an dernier, sur la base des recommandations du CFIUS, au rachat du fabricant américain de microprocesseurs Lattice par un groupe étatique chinois appuyé par un fonds d’investissement américain.

 

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