Les fatalités sur nos routes: Une faillite nommée Bodha

Plus de 100 morts sur nos routes en 7 mois cette année ! Et je ne compte pas les blessés graves et ceux qui seront handicapés à vie. Et pendant ce temps, que fait le ministre responsable, Nando Bodha ? Il regarde ailleurs. On blâme bien sûr les usagers de la route, mais il a fallu tous ces morts et ces mois pour endurcir les lois liées au trafic routier. Le réveil a été plutôt tardif.Ce sont les motocyclistes qui sont les plus grandes victimes des accidents de la route.

Le ministre a bien un expert étranger en la matière, un Réunionnais, qui s’est montré plus intéressé à faire du business sur le dos des morts à travers ses centres de formation qui n’attirent d’ailleurs point d’élève. C’est ce même expert qui, oubliant que la conduite est à gauche à Maurice, demande à nos enfants de regarder à gauche, puis à droite et enfin à gauche avant de traverser la route.

 Devant l’ampleur des accidents, le ministre Bodha n’a même pas pensé à réaliser une étude sur les causes de cette catastrophe. La police non plus, qui ne se contente que d’organiser des campagnes de conscientisation avec des résultats que l’on sait. Est-ce la vitesse ou l’alcool ou les infrastructures ? Est-ce le laxisme des policiers ? A quelle heure se produisent ces accidents ? En quels endroits sont-ils plus fréquents ? Quels genres de véhicules sont les plus meurtriers ? Et les chauffeurs ? Quel âge ont-ils ?

Il est vrai qu’il faut parfois attendre les procès en cour pour savoir qui et qu’est-ce qui est responsable d’un accident.  Mais là aussi, aucune étude. Cependant, parfois on est déjà au courant de la cause de l’accident tout de suite après la collision. Mais personne ne s’en soucie.

La police elle aussi ne semble pas vouloir agir en amont. Les excès de vitesse ne sont sanctionnés que dans des endroits où il paraît plus facile de piéger les automobilistes comme le fameux radar sur la Place d’Armes et sur la route du sucre. Sinon, les flics laissent passer contre un pot de vin. Avec l’augmentation des amendes et des peines, on craint maintenant que les automobilistes seront plus disposés à verser des pots-de-vin pour ne pas payer de lourdes amendes. Et ce n’est pas les policiers qui les refuseront.

Et les motos ? Elles sont de plus en plus nombreuses sur nos routes et enfreignent les lois au nez et à la barbe des policiers. Et ce sont les motocyclistes qui sont les plus grandes victimes des accidents de la route.

Ne parlons pas de nos infrastructures routières dont l’état de délabrement engage directement la responsabilité du ministre Bodha. Aucune sympathie pour les piétons. Pourtant, des politiciens ont à maintes reprises signalé l’absence ou le manque de trottoirs dans certains endroits.

Pour moins que cela, le ministre responsable de cette situation aurait démissionné dans un autre pays. Mais pas à Maurice où le ministre voyage en toute sécurité et confort dans sa luxueuse berline.

 

L’Observateur.

Post Author: admin

2 thoughts on “Les fatalités sur nos routes: Une faillite nommée Bodha

    Catherine Francois

    (6th August 2018 - 10:27 pm)

    Je pense que la personne qui a écrit ce récit n'a pas froid aux yeux. On dit souvent que Top FM est dans "la main gouvernement" mais avec cet article..wow..bravo!! Joliment écrit..keep it up..

    Di

    (6th August 2018 - 1:27 pm)

    Incorporating the Safe System approach, aims to improve road safety through four cornerstones: Safe Road Use; Safe Roads and Roadsides; Safe Speeds; and Safe Vehicles

     

    ahead is demanding and requires community and political support. 

     

    We must look at road safety in a new way, because our country has both geographical and community challenges. The evidence shows us that while lives are being saved in the metropolitan area, about two-thirds of our road deaths consistently occur in our regional and remote areas.

     

    Our long-term vision is of a road transport system where crashes resulting in death or serious injury are virtually eliminated.

     

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *